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/ Le 13 septembre 2021

Les Neurosciences dans le Recrutement

Carole
Auteur
Carole

C’est la rentrée ! Pour la vivre dans la joie et la curiosité comme les enfants que nous étions ou ceux que nous avons, les petits Homards de la com’ se sont dit qu’un flash culture à la Fred et Jamy était de bon ton.

Car notre métier de recruteur c’est de l’écoute, de la méthode, de l’intuition, de l’enthousiasme, de la persévérance, un brin de saine influence et d’encouragement, et oui, un soupçon de chance, parfois.

Mais, comme tout métier d’accompagnement, c’est aussi et surtout des sciences. Celles du cerveau, de sa structure et de son fonctionnement, en jeu dans le jugement ou la décision côté candidat comme recruteur !

Les Neurosciences, dont le nom est apparu à la fin des années 60 aux USA, apportent un éclairage sur les fonctions cognitives supérieures du cerveau (perception, langage, mémoire, action…), et depuis les 90’s nous permettent de mieux comprendre les enjeux affectifs et sociaux de ces fonctions, présents dans les choix de carrière des candidats, ainsi que dans la sélection des talents qui composeront une entreprise.

 

La star des neurosciences : Le neurone miroir

« Le recrutement, c’est une question de rencontre », entend-on souvent. Et pour cause, lors d’une interaction, les neurones miroirs, impliqués dans nos mécanismes de communication émotionnelle, s’activent comme des électrons et nous mettent en situation d’empathie. Cette posture empathique permet d’ouvrir le dialogue, de gagner en objectivité en mettant à mal les biais cognitifs qui brouillent notre jugement (comparaison, besoin de se rassurer avec des candidats au parcours linéaire ou prestigieux…), ainsi que d’autres facteurs comme notre état personnel au moment de l’entretien.

Pour aller plus loin, en 3 minutes et des cacahuètes ! : Les neurones miroirs

 

Différences de perception

On a tous déjà fait l’expérience d’un « dialogue de sourds », où chacun reste centré sur sa propre perception d’une chose ou d’une situation, sans essayer d’intégrer le point de vue de l’autre. Or, la carte n’est pas le territoire : la réalité perçue n’existe pas en soi, n’étant qu’une construction du cerveau, influencée par nos expériences, nos goûts, notre âge/genre, notre contexte social et culturel, et même nos prédispositions génétiques.

Ces différences de perception sont une richesse pour le cerveau humain, véritable cerveau social, qui apprend et se transforme au contact d’autres cerveaux, où siègent expériences et points de vue différents. Et ce, tout au long de la vie : le cerveau crée de nouvelles connexions neuronales à tout âge, c’est la neuroplasticité.

Mais pour que ces différences ne soient pas source de confusion, il faut les détecter !

Aussi les meilleurs recruteurs adoptent-ils une posture d’écoute ouverte, sans jugement hâtif, et dans le respect de l’altérité, tout en sachant que le candidat a son propre modèle du monde, une lecture personnelle de ses compétences et de son projet.

Bien sûr, les ressentis sont importants pour appréhender la personnalité et détecter les soft skills en entretien, mais la recherche de faits concrets, d’exemples, de références professionnelles, permet d’enrichir l’évaluation et de réduire la marge d’erreur. Au candidat aussi d’étayer ce qu’il évoque. L’illustration est de mise !

 

 

Recrutement & Emotions

Le recruteur est un accompagnateur de changement : changement pour les entreprises qui grandissent ou refondent leurs services, changement pour les individus qui tracent leur parcours. Et pour décider de changer (ou de ne pas changer), il faut intégrer ses émotions : Certaines émotions (désir, plaisir, curiosité) nous incitent naturellement à l’exploration, à la mise en action ou au dépassement de soi, quand d’autres, comme la peur, peuvent étouffer cet élan naturel et mener à la fuite ou à l’immobilité. Tout au long du process, le recruteur peut aider à questionner ces blocages, à les challenger, à orienter la communication vers ce que l’entreprise et le candidat désirent, plutôt que vers ce qu’ils craignent, pour les mettre en posture de succès.

Mais aussi, il pose un œil très attentif sur l’intelligence émotionnelles (IE) des postulants : la conscience et la maîtrise de ses émotions se traduisent par des comportements positifs et souples, et des relations de travail facilitées . On parle de « mindset », de « spirit » ou de « tête bien faite », mais c’est bien d’IE qu’il s’agit ! Et plus elle est partagée, plus elle facilite le travail d’équipe, l’innovation, l’adaptation au changement, et plus largement l’épanouissement des collaborateurs et leur performance.

Alors, Recruteurs et Candidats, pour une rentrée sous le signe du perfect match professionnel, levons la tête de nos apps, et communiquons avec empathie et authenticité !

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